Grève générale au Sénégal : le FDR apporte son soutien aux travailleurs et exige un dialogue social

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Le Front pour la défense de la République (FDR) apporte son soutien aux travailleurs en lutte et appelle le gouvernement à ouvrir immédiatement un dialogue social structuré. Dans une déclaration datée du 21 octobre 2026, la coalition politique dénonce la gestion des revendications syndicales et estime que les réponses des autorités restent insuffisantes.

Le FDR hausse le ton face à la crise sociale qui secoue le Sénégal. La coalition rappelle que les organisations syndicales ont lancé deux mouvements de grève générale en l’espace de trois mois : une première mobilisation de 24 heures en juillet 2026, suivie d’une grève de 72 heures en octobre. Des actions précédées, selon elle, de préavis réguliers et de multiples interpellations des pouvoirs publics, notamment à travers des conférences de presse, des assemblées générales et des marches nationales.

Pour le FDR, les réponses apportées par le gouvernement aux revendications inscrites dans le Pacte de stabilité sociale demeurent insuffisantes. La coalition critique également l’adoption des réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale, qu’elle accuse de ne pas respecter les consensus issus des concertations tripartites.

La déclaration dénonce par ailleurs les mesures prises par les autorités à l’approche de la grève d’octobre. L’appel du gouvernement à renoncer au mouvement, les réquisitions de travailleurs dans plusieurs secteurs et le recours aux Forces de défense et de sécurité pour conduire des bus de Dakar Dem Dikk sont présentés par le FDR comme des pratiques de contrainte plutôt que comme des démarches de dialogue.

Face à cette situation, la coalition réaffirme sa solidarité avec le Front syndical de défense du travail. Elle exige l’ouverture immédiate de négociations structurées, le respect effectif des engagements pris envers les syndicats et la fin de toute mesure d’intimidation entravant l’exercice légal du droit de grève.

Au-delà des revendications professionnelles, le FDR appelle à une prise en charge responsable du conflit social, estimant que les droits des travailleurs et les acquis sociaux doivent être préservés.

La coalition invite ainsi les forces vives de la nation à se mobiliser pour défendre les droits des travailleurs et faire face, selon ses termes, à l’échec du régime PASTEF-KIIRAAY.

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