Bras de fer budgétaire : Ce qu’on peut retenir du point de presse du groupe parlementaire PASTEF

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Lors d’un point de presse tenu ce dimanche, les députés du groupe parlementaire PASTEF/Les Patriotes ont opposé une fin de recevoir catégorique au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, suite au rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR 2026) par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Devant la presse, les députés du parti majoritaire ont justifié leur posture de fermeté par un « devoir constitutionnel » de contrôle. Le député Amadou Ba a notamment dénoncé l’existence d’un «budget caché», pointant du doigt des « zones d’ombre majeures et un manque de transparence flagrant » dans la gestion de la dette et des finances publiques par l’équipe gouvernementale.
«Notre rôle n’est pas de signer un chèque en blanc», ont martelé les parlementaires de PASTEF, balayant d’un revers de main les accusations d’obstruction institutionnelle et de sabotage économique formulées par la primature.

Par la voix d’El Malick Ndiaye, le groupe parlementaire a réaffirmé qu’il restait solidement campé sur ses positions, subordonnant tout vote à la satisfaction stricte de leurs cinq exigences budgétaires et financières, relatives à « la baisse injustifiée des prévisions de recettes et aux choix flous des investissements publics. »

Un appel au vote de confiance

Poussant l’offensive plus loin, les députés ont invité le Premier ministre à clarifier définitivement sa légitimité et ses orientations économiques devant la représentation nationale. PASTEF exhorte ainsi Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô à engager formellement la responsabilité de son gouvernement devant l’hémicycle à travers un vote de confiance.

Malgré ce climat de confrontation directe à l’aube de l’examen du texte en séance plénière prévu, le groupe parlementaire PASTEF a tenu à laisser une porte ouverte. Les responsables ont réitéré leur disponibilité à nouer un dialogue constructif avec le Gouvernement, à l’unique condition que l’exécutif accepte un « débat loyal, transparent et respectueux des prérogatives » de l’Assemblée nationale.

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