Kédougou : deux ans sans subventions de logement, les étudiants interpellent les autorités

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La question du logement devient de plus en plus préoccupante pour les étudiants originaires de la région de Kédougou établis à Dakar. Depuis deux ans, les subventions destinées à la location de leurs immeubles d’hébergement seraient bloquées. 

Une situation que les responsables de leur amicale imputent au nouveau directeur des Mines et qui aurait plongé une grande partie des étudiants dans une précarité préoccupante, certains étant contraints de passer la nuit à la belle étoile.

Face à cette situation, l’Amicale des étudiants de Kédougou est montée au créneau. Lors d’une conférence de presse, ses responsables ont interpellé directement les autorités compétentes, réclamant le déblocage des subventions afin de permettre aux étudiants de retrouver leurs logements.

Pour ces derniers, il ne s’agit pas d’une faveur, mais du respect d’engagements pris depuis 2008. Selon les explications de l’amicale, ces subventions découlent d’accords conclus entre les sociétés minières et les communes de la région de Kédougou, dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Membre de l’amicale, Aïcha Bindia dénonce ce qu’elle considère comme une situation injuste et appelle les autorités à intervenir. Elle insiste sur le fait que les étudiants ne réclament pas une faveur. « Nous ne quémandons pas, c’est notre dû », fait-elle valoir.

Elle déplore notamment ce qu’elle considère comme un traitement à deux vitesses de la part des sociétés minières. Selon elle, ces entreprises ne rencontrent aucune hésitation lorsqu’il s’agit d’exploiter les ressources minières de la localité, mais font preuve d’une attitude différente lorsqu’il est question de respecter leurs engagements envers les étudiants originaires de la région.

Une situation que l’Amicale des étudiants de Kédougou juge anormale et qui appelle, à ses yeux, des mesures urgentes de la part des autorités compétentes. Les étudiants attendent désormais le déblocage des financements et le respect des engagements qui, selon eux, leur ouvrent droit à ces aides au logement.  

Par Aliou Badara DIENG 

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