Fonction publique : les greffiers pourront demander leur reclassement dans la hiérarchie A dès le 5 novembre

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Les greffiers et administrateurs de greffe concernés par le processus de reclassement dans la hiérarchie A pourront déposer leurs demandes à compter du jeudi 5 novembre 2026. L’annonce a été faite par les ministres de la Justice, Maître Moussa Sarr, et de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté, dans un communiqué conjoint.

Cette annonce marque une avancée dans la mise en œuvre des accords conclus entre le Gouvernement et les organisations syndicales du secteur de la Justice, notamment le SYTJUST et l’UNTJ. Le reclassement des personnels du greffe figurait parmi les engagements majeurs du protocole signé le 7 août 2025.

Selon le communiqué, les agents concernés ont déjà suivi une formation de six mois dispensée par le Centre de formation judiciaire. Les attestations de réussite ont été transmises au ministère de la Fonction publique afin de permettre la concrétisation de leur reclassement.

Sur le plan administratif, un projet de décret modifiant le statut particulier des fonctionnaires de la Justice a été élaboré en concertation avec les parties concernées. Le texte a franchi une étape importante avec son examen par le Conseil supérieur de la Fonction publique, le 7 juillet 2026. Il a ensuite été transmis au Secrétariat général du Gouvernement pour la poursuite de la procédure réglementaire.

Cependant, les autorités apportent une précision importante : le reclassement ou la nomination ne sera pas systématique. Les agents devront introduire une demande individuelle et remplir les conditions prévues par les textes.

Autre point de clarification, la demande de maintien de l’ancien grade dans la nouvelle hiérarchie ne pourra être satisfaite. Le Gouvernement considère qu’une telle disposition serait contraire à la législation actuelle et risquerait de créer un précédent dans la gestion des carrières administratives.

Les intéressés devront fournir deux documents essentiels : une demande adressée au ministre de la Fonction publique et une copie légalisée du diplôme de fin de formation délivré par le Centre de formation judiciaire.

À travers cette démarche, le Gouvernement affirme vouloir respecter ses engagements envers les travailleurs de la Justice tout en veillant à la régularité juridique du processus.

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